Sur « Carried to Dust » on retrouve parfaitement cette alternance. Alors d’une part il y a ces pépites indie folk américaine, des titres d’une beauté absolue qui pourrait mener l’album à la note de 9/10, des titres où l’on sent toute la culture de Calexico, toute son âme, je pense à « Two Silver Trees », « The News About William », « Bend in The Road » et surtout à « Man Made Lake ». Et puis de l’autre, il y a cette volonté perpétuelle d’intégrer des éléments qui gâchent l’harmonie et la tranquillité. il y a le très laid « Inspiracion » et « El Gatillo » chantés en Espagnol par Jairo Zavala du groupe Depedro qui tranchent avec l’ambiance des premiers titres, mais aussi « Victor Jara’s hand » une infamie world qui ouvre l’opus. D’autres titres comme « Fractured Air » sont clairement en deçà, certains sont gâchés par des voix féminines (le très country « Slowness ») et je ne parle pas des interludes qui ne servent à rien.
Pas facile de cerner un groupe qui enchaîne compositions parfaites et sonorités d’un mauvais goût absolu. J’en reste donc sur mon jugement passé…
Note : 5/10